Les pluies de février relancent la recharge des nappes
Les pluies de février ont fortement rechargé les nappes phréatiques. Selon le dernier bulletin du BRGM, 84 % des nappes sont en hausse et deux tiers des points de suivi affichent des niveaux supérieurs aux normales. Une situation globalement rassurante à l’approche du printemps, même si des disparités régionales persistent.
84 % des nappes en hausse début mars
Les pluies efficaces de février ont largement contribué à la recharge des nappes d’eau souterraine. Dans son bulletin au 1er mars 2026, le BRGM indique que 84 % des nappes sont désormais en hausse, signe d’une recharge hivernale particulièrement active.
La situation apparaît nettement favorable dans les trois quarts sud-ouest du pays, où de nombreuses nappes présentent des niveaux modérément hauts à très hauts. À l’échelle nationale, 67 % des points d’observation se situent au-dessus des normales mensuelles, une proportion comparable, voire légèrement meilleure, que celle observée à la même période en 2025.
La situation reste plus contrastée dans le quart nord-est, où certaines nappes conservent des niveaux proches des normales, voire encore modérément bas. Par ailleurs, les nappes profondes, dites inertielles, ne sont pas encore totalement rechargées. Leur niveau évolue plus lentement et dépend de pluies prolongées sur plusieurs mois pour atteindre leur maximum.
Pour les prochains mois, les perspectives du BRGM sont plutôt encourageantes. Le bilan provisoire de la recharge hivernale laisse espérer des niveaux satisfaisants au printemps pour une grande partie des nappes réactives. L’évolution dépendra toutefois des conditions météorologiques et de l’efficacité des pluies de printemps, souvent plus limitée avec la reprise de la végétation.