Agrotendances

Les fertilisants à base de polyhalite économisent des milliers de tonnes de carbone

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Décarboner l’agriculture ne passe pas uniquement par l’énergie ou le machinisme, la fertilisation constitue elle aussi un levier majeur, encore relativement peu visible. En France, l’usage de fertilisants enrichis en polyhalite permettrait déjà d’éviter l’émission d’environ 16 000 tonnes de CO₂, illustrant le potentiel de certains intrants à contribuer concrètement aux trajectoires bas carbone.

La mine de Boulby (Royaume Uni), où est extraite la polyhalite, a été entièrement modernisée. © ICL - © ICL
La mine de Boulby (Royaume Uni), où est extraite la polyhalite, a été entièrement modernisée. © ICL - © ICL

Fertilisation  : le carbone devient un critère de choix

Chaque année, plus de 200 000 tonnes de fertilisants à base de polyhalite sont commercialisées sur le territoire français… et 16 000 tonnes de CO2 évités  ! Cet impact a été calculé grâce à la base des données GEST’IM + d’Arvalis, en prenant en compte les émissions des produits enrichis en Polyhalite et commercialisés par ICL France. À cette échelle, l’impact carbone dépasse la seule performance produit pour devenir un enjeu de filière. Rares sont les engrais capables de revendiquer un effet mesurable sur les émissions nationales de gaz à effet de serre. Rapporté à des équivalences usuelles, ce volume de CO₂ évité correspond à plusieurs milliers de trajets automobiles annuels ou encore au chauffage d’un village entier, de quoi replacer la fertilisation dans le débat sur la transition agricole.

Le Quattro-S, engrais granulé issu directement de la polyhalite, dont ICl est le seul extracteur au monde, affiche une empreinte carbone de 0,062 kg CO₂e par kilo, l’une des plus basses pour un fertilisant soufré.

Plusieurs facteurs expliquent ce positionnement  : une extraction alimentée par de l’électricité 100  % renouvelable, dans la mine de Boulby ICL au Royaume-Uni, ce qui garantit un approvisionnement européen limitant les distances logistiques et des procédés optimisés énergétiquement (ISO 50001) sans transformation. «  L’objectif est clairement de tendre vers une empreinte carbone nulle  », souligne Olivier Torsy, responsable commercial Nord-Est chez ICL.

Une formule non transformée

Au-delà de son positionnement carbone, le fertilisant naturel Quattro-S présente un intérêt structurel  : il est composé de soufre (45  %), de potasse (13  %), de magnésie (6  %) et de calcium (17  %), sous forme sulfate. Par sa formulation complète sans additifs, il est utilisable en agriculture biologique.

«  C’est l’une des meilleures matières premières que j’ai vues en 35 ans de carrière  !  » Olivier Torsy, responsable commercial chez ICL.

Très peu lessivable, la polyhalite est un minéral dense qui libère de façon progressive le soufre qu’il contient, ce qui favorise la valorisation de l’azote et contribue à sécuriser rendements et teneurs en protéines. Grandes cultures, colza, luzerne ou prairies sont particulièrement concernés, avec un intérêt à la fois économique et environnemental.

Dans un contexte de pression croissante sur l’empreinte carbone des intrants, la performance d’un engrais ne se mesure plus uniquement à l’hectare. Intensité environnementale, traçabilité et sécurité d’approvisionnement s’imposent désormais comme des critères de choix pour les filières agricoles. Dans ce paysage en mutation, les fertilisants à base de polyhalite se positionnent comme une alternative crédible, portée par une empreinte carbone particulièrement faible.

L’entrée en vigueur progressive du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) devrait par ailleurs renchérir les engrais importés à forte empreinte. Dans ce contexte réglementaire, les solutions européennes faiblement carbonées pourraient gagner en attractivité, en phase avec la stratégie nationale bas carbone et la pression croissante exercée sur les intrants.

Un bilan carbone maîtrisé

Granulé multi-nutriments, Quattro-S limite les apports séparés, réduisant ainsi fabrication, transport et passages au champ. Issu de la mine ICL Boulby (Royaume-Uni, au sud du Newcastle), où l’extraction repose sur une électricité d’origine éolienne et photovoltaïque, le produit est simplement broyé, puis acheminé par bateau jusqu’à l’usine de granulés aux Pays Bas. Il s’appuie ainsi sur une chaîne d’approvisionnement européenne moins exposée aux importations à forte empreinte carbone.