Agroécologie

Nappes phréatiques : une situation encore favorable début avril, mais la vidange s’amorce


Après une recharge hivernale exceptionnelle, la situation des nappes phréatiques reste globalement satisfaisante au 1er avril 2026. Selon le BRGM, 84 % des niveaux se situent autour ou au-dessus des normales. Mais avec un mois de mars plus sec, une nouvelle phase s’engage : celle de la vidange, notamment pour les nappes les plus réactives.

Nappes phréatiques : une situation encore favorable début avril, mais la vidange s’amorce
Nappes phréatiques : une situation encore favorable début avril, mais la vidange s’amorce

La fin progressive de la recharge hivernale

Le contraste est net avec le mois de février, marqué par des pluies abondantes et une recharge exceptionnelle. En mars, le déficit pluviométrique a changé la donne : plus de la moitié des nappes (54 %) affichent désormais des niveaux en baisse.

Concrètement, la recharge ralentit. Certaines nappes continuent toutefois de bénéficier de l’inertie des pluies hivernales, en particulier les nappes profondes, qui poursuivent leur remplissage de manière plus lente. À l’inverse, les nappes dites réactives, plus sensibles aux conditions météo, amorcent leur décrue sur une large partie du territoire.

Des niveaux encore globalement élevés

Malgré ce début de vidange, la situation reste confortable. Fin mars, 62 % des points de suivi présentent des niveaux supérieurs aux normales, un résultat meilleur qu’en 2025 à la même période.

Dans de nombreuses régions, notamment au sud, à l’ouest et dans le Sud-Ouest, les nappes conservent des niveaux élevés à très élevés, hérités des excédents de février. Certaines nappes alluviales (Garonne, Rhône, Aude, Hérault…) restent même à des niveaux très hauts.

Seules quelques zones restent en retrait, comme les nappes des formations volcaniques du Massif central ou certaines nappes du nord-est, qui affichent encore des niveaux modérément bas.

Carte du suivi des nappes phréatiques en France métropolitaine au 1er avril 2026 - © BRGM
Carte du suivi des nappes phréatiques en France métropolitaine au 1er avril 2026 - © BRGM

Un printemps décisif pour la suite

Les prochaines semaines seront déterminantes. Avec la hausse des températures et la reprise de la végétation, une part croissante des pluies sera captée par les plantes, limitant leur infiltration vers les nappes.

Résultat : la période de recharge pourrait se terminer dès le mois d’avril, au profit d’une vidange progressive, surtout pour les nappes les plus réactives.

Si les niveaux actuels permettent d’aborder le printemps avec une certaine sérénité d’après les spécialistes, la suite dépendra fortement des précipitations à venir. En cas de déficit durable, les nappes pourraient baisser rapidement, rendant la situation plus incertaine à l’approche de l’été.

Le BRGM publie deux fois par mois ses bulletins de suivi des nappes d’eau souterraine sur cette page : https://www.brgm.fr/fr/tag/etat-nappes-eau-souterraine.

Concepts clés et définitions : #Nappes phréatiques