Agrostratégie

Alimentation animale bio : hausse de 1,8 % de la fabrication en 2025, portée par le segment bovin (Snia)


La fabrication d’aliments composés biologiques retrouve une dynamique positive en 2025, portée par les filières bovine et porcine. Une reprise qui intervient malgré le repli du segment des poules pondeuses et un léger recul des fermes bio.

Alimentation animale bio : hausse de 1,8 % de la fabrication en 2025, portée par le segment bovin (Snia)
Alimentation animale bio : hausse de 1,8 % de la fabrication en 2025, portée par le segment bovin (Snia)

Un redémarrage porté par les filières hors pondeuses

La fabrication d’aliments composés biologiques pour les élevages repart à la hausse en 2025. Elle progresse de 1,9 % au premier semestre et de 1,7 % au second, soit +1,8 % sur l’année, selon le Snia (communiqué du 1er avril 2026). « Le secteur redémarre ainsi », souligne le syndicat.

Cette reprise intervient malgré le recul des aliments destinés aux poules pondeuses (-4,5 %), qui restent la principale filière avec 58 % des volumes. Un repli qui ne suffit pas à enrayer la dynamique globale.

La croissance repose en effet sur les autres productions. Les aliments pour bovins affichent une forte progression (+33,9 %), tandis que ceux destinés aux porcins augmentent de 6 % et ceux pour poulets de chair de 1,4 %.

Du côté des structures, la tendance est plus nuancée. D’après l’Agence bio, le nombre de fermes engagées en agriculture biologique recule légèrement en 2025 (-0,6 %, soit 386 exploitations), tout comme les surfaces (-1 %). « Ces évolutions structurelles traduisent une phase de consolidation, sans toutefois freiner, à ce stade, la reprise de la consommation ni la progression de la fabrication d’aliments biologiques », indique le Snia

Dans ce contexte, plusieurs enjeux restent prioritaires. « Sécurisation des approvisionnements, accompagnement des élevages, renouvellement des producteurs et maintien de la compétitivité des filières » figurent parmi les axes clés. Le Snia indique vouloir « contribuer à la nécessaire coordination entre acteurs publics et privés afin d’accompagner durablement la filière biologique ».