Agrostratégie

Céréales : des exportations françaises tirées par l’orge et le maïs


À fin février 2025-2026, les exportations françaises de céréales montrent des dynamiques contrastées, avec un rebond du blé tendre, une forte progression de l’orge et du maïs, tandis que certains marchés à l’export restent en retrait.

Céréales : des exportations françaises tirées par l’orge et le maïs
Céréales : des exportations françaises tirées par l’orge et le maïs

Des exportations contrastées selon les céréales

Les exportations françaises de blé tendre atteignent 10,2 Mt à fin février sur la campagne 2025-2026, selon FranceAgriMer. Un niveau en nette reprise par rapport à 2024-2025 (5,7 Mt), mais légèrement en retrait par rapport à 2023-2024 (11 Mt).

L’Union européenne reste le principal débouché, avec 5,08 Mt exportées, soit un niveau supérieur à la moyenne des cinq dernières années. En revanche, les ventes vers le Maghreb reculent, pénalisées par l’absence de l’Algérie, malgré une progression vers le Maroc. Même tendance en Asie, où les volumes chutent fortement, en raison notamment du retrait de la Chine depuis deux campagnes.

À l’inverse, les exportations d’orge sont dynamiques, à 4,7 Mt à fin février, soutenues par des prix compétitifs. L’Arabie saoudite tire particulièrement la demande, tout comme le Maghreb. Les expéditions vers la Chine, en revanche, diminuent nettement.

Le maïs français affiche également une progression, avec 3,7 Mt exportées, soit +40 % sur un an. Les flux restent très majoritairement orientés vers l’Union européenne, notamment vers les Pays-Bas et l’Espagne.

Enfin, les exportations de blé dur atteignent 590 000 tonnes. Un niveau supérieur à celui de la campagne précédente, mais encore en deçà de 2023-2024, dans un contexte de baisse des surfaces et de la production. Là encore, l’Union européenne concentre l’essentiel des débouchés.