Définitions

Agriculture biologique

  • Anne-Laure Thadée
  • Le ( mis à jour le )
  • Politique agroécologique

Mode de production rigoureusement encadré, l’agriculture biologique repose sur des pratiques respectueuses de l’environnement, de la biodiversité et du bien-être animal. Mode de production rigoureusement encadré, l’agriculture biologique repose sur des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement, de la biodiversité et du bien-être animal. Elle exclut l’usage des OGM, des pesticides et des engrais chimiques de synthèse, et privilégie la gestion durable des ressources naturelles, la rotation des cultures, les équilibres biologiques et le maintien de la fertilité des sols. Malgré des objectifs ambitieux, la progression du bio en France reste freinée, alors même qu’il constitue un levier clé de la transition agroécologique.

Agriculture biologique
Agriculture biologique

Des pratiques plus respectueuses de l’environnement

L’agriculture biologique s’appuie sur des principes fondateurs définis par l’IFOAM (Fédération internationale des mouvements d’agriculture biologique). Elle vise à préserver la santé des sols, des plantes, des animaux et des humains, à fonctionner en cohérence avec les cycles écologiques, à promouvoir des relations d’équité entre les acteurs de la chaîne alimentaire, et à appliquer un principe de précaution dans les choix techniques afin de préserver les générations futures. Ces principes donnent au bio une dimension éthique et sociétale, au-delà du seul cadre productif.

L’agriculture biologique constitue également un modèle socio-économique spécifique. Elle s’appuie sur des filières dédiées et des signes officiels de qualité (AB, Eurofeuille), favorise la traçabilité, la transparence et le lien de proximité entre producteurs et consommateurs, notamment via les circuits courts. Elle contribue ainsi à la vitalité des territoires ruraux, au maintien de l’emploi agricole et à la résilience économique des exploitations.

Encadrée par une réglementation européenne harmonisée et contrôlée chaque année, la certification biologique garantit la conformité des produits, la séparation des filières et le respect d’une période de conversion. En France, elle concerne la production végétale et animale, les produits transformés, les semences et l’alimentation animale.

Inscrite dans la planification écologique, la France vise 20 % de sa surface agricole utile en bio d’ici 2030, tandis que la loi Égalim fixe un objectif de 20 % de produits biologiques en restauration collective. En 2025, ces cibles restent éloignées des résultats observés, avec environ 10 % de la SAU et 12 % de bio en restauration collective. Malgré ces freins, l’agriculture biologique demeure un levier clé de la transition agroécologique, répondant aux attentes sociétales en matière d’alimentation saine, durable et transparente, tout en garantissant un haut niveau d’exigence grâce à la certification officielle.