MACF/Suspension des engrais : « Une bouffée d’oxygène pour les coopératives Métiers du grain » (LCA)
Annoncée par Annie Genevard, la suspension de la taxe carbone sur les engrais serait un premier signal positif pour les coopératives céréalières. Pour Métiers du Grain, cette pause doit désormais ouvrir un débat de fond sur la sécurisation des approvisionnements, la compétitivité des filières et la souveraineté alimentaire.
Engrais : une suspension de la taxe carbone encore à confirmer
« La suspension annoncée du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières pour les engrais, si elle est confirmée par un acte législatif au niveau de l’UE, constituerait une bouffée d’oxygène pour les coopératives Métiers du grain, mais elle ne représenterait qu’un premier pas. Nous attendons désormais rapidement des précisions sur les modalités concrètes de mise en œuvre », déclare Antoine Hacard, président de Métiers du Grain de La Coopération Agricole, le 07/01/2026.
Le même jour, Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Souveraineté alimentaire, annonçait sur le réseau social X que « la taxe carbone sur les engrais pourra être suspendue avec effet rétroactif au 01/01/2026 », suspension obtenue, selon elle, de Maroš Šefčovič, commissaire européen au Commerce, à la Sécurité économique, aux Relations interinstitutionnelles. La décision doit désormais être confirmée par un acte législatif.
Souveraineté alimentaire : la profession demande un changement de méthode
Cependant, pour Antoine Hacard, « suspendre la taxe ne suffit pas : il faut aller plus loin et mettre en place des mesures structurelles pour sécuriser l’approvisionnement en engrais et garantir une production céréalière en quantité et de qualité. Cette pause doit surtout permettre de prendre conscience de ce qui manque cruellement : évaluer les impacts sur notre capacité de production avant toute décision et écouter les filières ».
« Si nous voulons réussir les transitions environnementales, il faudra des dispositifs d’accompagnement concrets, et non des taxes qui entravent la production et mettent en péril notre souveraineté alimentaire », poursuit le président de Métiers du Grain.