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Nappes phréatiques : la baisse ralentit, mais 62 % des niveaux restent sous les normales


Au 15 septembre 2026, 81 % des niveaux des nappes restent en baisse, contre 90 % deux semaines plus tôt. La situation ne s’améliore toutefois pas encore : 62 % des points d’observation demeurent sous les normales mensuelles, avec des niveaux très bas dans plusieurs secteurs du Massif central et du Jura.

À l’approche des récoltes, les besoins d’irrigation diminuent progressivement. - © Pixabay
À l’approche des récoltes, les besoins d’irrigation diminuent progressivement. - © Pixabay

Moins de niveaux en baisse, mais pas encore de recharge

La vidange des nappes devient moins généralisée au cours de la première quinzaine de septembre. La proportion de niveaux en baisse est passée de 90 % au début du mois à 81 % au 15 septembre, selon le nouveau point de situation du BRGM.

Ce ralentissement ne marque toutefois pas le début d’une recharge généralisée. La part des points situés sous les normales mensuelles progresse légèrement, de 61 à 62 %. Les pluies localisées du mois d’août ont d’abord bénéficié à la végétation. Souvent associées à des épisodes orageux, elles ont également généré davantage de ruissellement et peu d’infiltration vers les nappes.

Les températures élevées et les prélèvements ont parallèlement accentué la vidange. Celle-ci devrait désormais ralentir avec la diminution des besoins en eau potable et la fin progressive de la campagne d’irrigation.

La vidange des nappes d’eau souterraine continue au 22/09/2026 - © BRGM
La vidange des nappes d’eau souterraine continue au 22/09/2026 - © BRGM

Des niveaux toujours très bas dans le Massif central et le Jura

La situation s’est dégradée dans cinq secteurs de nappes réactives. Les niveaux sont notamment passés de bas à très bas dans le Morvan, le Livradois, le Forez et le Vivarais. Ils restent également très bas sur le plateau du Limousin et dans la Châtaigneraie, ainsi que dans les calcaires karstifiés du Jura.

Quelques améliorations sont observées. Les nappes de la plaine nord d’Alsace passent de niveaux très bas à bas, tandis que la nappe alluviale de l’Aude revient autour de la moyenne. Les nappes inertielles évoluent peu depuis le début du mois et restent notamment basses dans les grès vosgiens et les calcaires triasiques de Lorraine.

À court terme, le BRGM prévoit des tendances encore majoritairement baissières en raison de conditions généralement sèches. Pour les nappes réactives déjà déficitaires, l’entrée dans la période de recharge dépendra désormais de l’abondance des pluies automnales, mais aussi de leur capacité à s’infiltrer après réhumidification des sols.

Des restrictions encore très étendues

En parallèle, les mesures de restriction restent largement déployées. Au 22 septembre, VigiEau affichait un niveau de crise dans au moins une zone de 77 départements, une alerte renforcée dans 16, une alerte ou vigilance dans les 6 derniers. Ce classement correspond au niveau maximal constaté localement, pour l’eau potable, les eaux souterraines ou les eaux superficielles : il ne signifie donc pas que l’ensemble du département est soumis aux mêmes règles. Pour l’irrigation, les restrictions applicables doivent être vérifiées selon la commune, la zone d’alerte et l’origine de l’eau prélevée.