Abeilles : les pertes hivernales reculent légèrement en 2025-2026 (ENMHA)
Les pertes hivernales des colonies d’abeilles s’établissent à 29,6 % en France métropolitaine pour l’hiver 2025-2026, contre 31,5 % un an plus tôt, selon l’Enquête nationale de mortalité hivernale des colonies d’abeilles (ENMHA) publié le 14/10/2026. Elles vont de 23,62 % en Bourgogne-Franche-Comté à 37,87 % en Normandie. Le frelon asiatique est désormais le facteur le plus souvent cité par les apiculteurs.
Le frelon asiatique reste la première cause citée
À la sortie de l’hiver 2025-2026, 21,1 % des colonies mises en hivernage étaient mortes, contre 21,9 % l’hiver précédent, d’après l’Enquête nationale de mortalité hivernale des colonies d’abeilles (ENMHA) mis en ligne le 14/10/2026. Le taux de pertes, qui comprend les colonies mortes et celles qui sont encore vivantes mais trop faibles pour reprendre leur activité, s’établit à 29,6 %. Il recule de 1,9 point en un an, tandis que la mortalité stricte baisse de 0,8 point.
L’ENMHA a sollicité 65 225 apiculteurs ayant déclaré leurs ruches. Parmi eux, 19 684 ont répondu, soit un taux de participation brut de 30,2 %. Les réponses ont ensuite été vérifiées avant leur inclusion dans les résultats. Les apiculteurs retenus dans l’analyse avaient déclaré 196 511 colonies de production, essaims et nucléi, soit 11 % des colonies déclarées en métropole en 2025.
Le frelon asiatique (Vespa velutina) est le facteur le plus souvent cité par les apiculteurs, devant les colonies faibles au moment de la mise en hivernage et le parasitisme par Varroa destructor. L’ordre diffère de celui de l’hiver précédent, où les colonies faibles arrivaient en tête. Ces facteurs sont ceux avancés par les répondants ; l’enquête ne permet pas, à elle seule, d’établir un lien de causalité.
Menée chaque année auprès des apiculteurs ayant déclaré leurs ruches, l’ENMHA suit les pertes des colonies de production, essaims et nucléi en sortie d’hivernage. Les résultats portent sur les colonies d’abeilles domestiques observées par les répondants, ils ne mesurent pas la mortalité des abeilles sauvages.