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Akuo inaugure une centrale agrivoltaïque de 34 MWc à Sombernon (Côte-d’Or)


Akuo a inauguré le 30/09/2026 une centrale agrivoltaïque de 34 MWc à Sombernon, en Côte-d’Or. Mise en service en mars, elle associe des trackers photovoltaïques à des grandes cultures conduites en agriculture biologique et à des arbres truffiers.

Akuo inaugure une centrale agrivoltaïque de 34 MWc à Sombernon (Côte-d’Or)
Akuo inaugure une centrale agrivoltaïque de 34 MWc à Sombernon (Côte-d’Or)

Grandes cultures et arbres truffiers sous trackers

Installée sur 54,3 hectares à une trentaine de kilomètres de Dijon, la centrale compte 70 000 modules photovoltaïques. Sa production annuelle est estimée à 44,4 GWh, soit l’équivalent de la consommation électrique de plus de 9 000 foyers. Le projet, développé par Akuo avec les agriculteurs Éric Fevret, Romain Duthu et Julien Duthu, représente un investissement d’environ 30 millions d’euros. Une campagne de financement participatif a réuni près de 3,4 millions d’euros auprès de 600 contributeurs de Côte-d’Or et des départements voisins.

La centrale agrivoltaïque de Sombernon s’étend sur 54 ha - © News Tank
La centrale agrivoltaïque de Sombernon s’étend sur 54 ha - © News Tank

Selon Michel Roignot, maire de Sombernon, les parcelles présentaient un faible intérêt agronomique et étaient traversées par des lignes à haute tension. La centrale se trouve à environ 500 mètres du poste électrique de Vieilmoulin, ce qui facilite le raccordement de l’électricité produite.

Des équipements adaptés aux cultures

Les trackers sont espacés de 11,5 mètres, selon un axe nord-sud, et pivotent d’est en ouest pour suivre la course du soleil. Les agriculteurs peuvent les piloter depuis des tablettes installées dans leurs tracteurs. « Nous avions quelques appréhensions. Au final, nous avons des tablettes à disposition et nous pouvons les piloter depuis nos tracteurs. Il a fallu un peu de temps de prise en main, mais cela fonctionne plutôt bien », indique Julien Duthu.

Les cultures sont conduites en agriculture biologique et intégrées dans une rotation comprenant notamment de la luzerne, du triticale, des pois, du blé, de l’orge, du trèfle et du sarrasin. Une première récolte d’avoine a été réalisée à l’été 2026. Akuo présente le site comme une première en France associant trackers solaires et grandes cultures.

Un suivi agronomique est en cours avec le bureau d’études Solagro. « Nous comptons sur l’intérêt agronomique des panneaux, notamment grâce à l’ombrage et au maintien d’humidité, particulièrement une année comme celle-ci », déclare Julien Duthu. Les résultats du suivi permettront d’évaluer ces effets.

Le projet comprend également 1 860 arbres truffiers sur environ quatre hectares. Des gouttières installées sous les trackers récupèrent les eaux pluviales, stockées dans une citerne de 2 000 m³. Elles servent à l’irrigation d’appoint des arbres et de trois hectares de cultures. « On parle d’irrigation d’appoint, avec deux à trois tours d’eau disponibles, en fonction du volume collecté », précise Élise Garesse, responsable agrivoltaïsme France Nord chez Akuo.

Les trois agriculteurs concernés par le projet sont Éric Fevret, Romain et Julien Duthu - © News Tank
Les trois agriculteurs concernés par le projet sont Éric Fevret, Romain et Julien Duthu - © News Tank

Une indemnité annuelle pour les agriculteurs

Éric Fevret, ancien exploitant des parcelles et propriétaire de certaines d’entre elles, avait pris contact avec Akuo en 2018 pour étudier la création d’un parc photovoltaïque tout en maintenant une activité agricole. Il s’est dit « séduit par ce projet qui pouvait nous donner de la rentabilité économique, en intégrant de nouvelles productions ». Le projet devait également faciliter la transmission d’une surface à son neveu, Julien Duthu, jeune agriculteur.

Les agriculteurs perçoivent une indemnité annuelle d’Akuo équivalente à 75 % de la marge réalisée en blé. Sur ces terres, les rendements de blé atteignent 45 à 50 quintaux par hectare. L’énergéticien contribue aussi à compenser les adaptations de matériel nécessaires aux cultures sous trackers. Pour Romain Duthu, le projet change la perspective : « Nous avons une vision plus sereine de l’avenir. »