Usages phytosanitaires prioritaires : un arrêté pour cibler les impasses
Un arrêté publié en avril 2026 identifie les usages phytopharmaceutiques prioritaires, c’est-à-dire les situations où les cultures font face à des bioagresseurs sans solution de lutte efficace. Cette liste couvre l’ensemble des filières et met en lumière les principales impasses techniques en protection des cultures.
Protection des cultures : les situations sans alternative identifiées
Un arrêté du ministère de l’Agriculture, publié au Journal officiel du 11 avril 2026, établit la liste des usages phytopharmaceutiques considérés comme prioritaires. Il s’agit des situations dans lesquelles les cultures sont confrontées à des organismes nuisibles ou des adventices entraînant des pertes significatives, sans solution de lutte disponible, suffisante ou durable à court terme.
Cette liste couvre un large éventail de filières agricoles. Les cultures fruitières, légumières et les grandes cultures y occupent une place importante, aux côtés de la vigne, des plantes à parfum, aromatiques et médicinales (PPAM), des cultures porte-graines ou encore de certaines productions tropicales.
Des priorités qui couvrent l’ensemble des filières
Dans les vergers, les usages identifiés concernent principalement les maladies majeures comme la tavelure, la moniliose, l’oïdium, la rouille, le coryneum, le mildiou ou différentes pourritures, ainsi que des ravageurs clés tels que les chenilles, les mouches des fruits, les pucerons, les cochenilles et les punaises.
En cultures légumières, les priorités portent surtout sur le désherbage et la gestion de bioagresseurs variés, insectes (mouches, coléoptères, pucerons, acariens) et champignons du sol, sur des espèces comme la betterave, les choux, les cucurbitacées, la laitue, les légumineuses, l’oignon, le poireau, le poivron, la tomate ou l’aubergine.
Les grandes cultures sont concernées par des problématiques de maladies foliaires, de ravageurs (pucerons, chenilles, mouches, coléoptères) et de gestion des adventices. Enfin, les autres filières (porte-graines, PPAM, vigne ou cultures tropicales) présentent des usages plus ciblés, mais essentiels pour faire face à certaines maladies majeures comme le mildiou de la vigne et maîtriser certains bioagresseurs en l’absence d’alternatives efficaces.
Au-delà du constat, ce cadrage devrait servir de base aux prochaines décisions publiques, notamment pour prioriser les travaux d’expérimentation, accélérer l’accès à de nouvelles solutions et sécuriser, à court terme, les itinéraires techniques des producteurs concernés.