Biocontrôle : les entreprises poursuivent leur croissance en 2025
Les 13 entreprises adhérentes de France Biocontrôle totalisent 50 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025, contre 45 millions en 2024, soit une hausse de 10 %, confirmant la dynamique du secteur.
Une croissance confirmée en 2025
Selon le second baromètre publié le 9 avril 2026, les 13 membres actifs de France Biocontrôle affichent un chiffre d’affaires cumulé de 50 millions d’euros en 2025. Cela représente environ 16 % du marché français du biocontrôle, estimé à 308 millions d’euros.
Par rapport à 2024, où le chiffre d’affaires atteignait 45 millions d’euros, la progression est de 10 %. Une évolution qui traduit la montée en puissance des solutions de biocontrôle dans les stratégies de protection des cultures, en réponse notamment aux attentes réglementaires et aux enjeux de réduction des produits phytosanitaires conventionnels.
Dans le détail, 94 % des ventes concernent le secteur agricole. Les usages sont majoritairement concentrés en viticulture, arboriculture et maraîchage (85 %), tandis que les grandes cultures représentent encore une part plus limitée (7 %).
Les macro-organismes dominent le marché des adhérents, avec 40 % du chiffre d’affaires, devant les substances naturelles (23 %), les médiateurs chimiques (18 %) et les micro-organismes (17 %). Les substances de base restent marginales (2 %). Les entreprises adhérentes occupent d’ailleurs une place importante sur plusieurs segments, notamment les macro-organismes.
Une activité R&D qui reste soutenue
L’enquête met également en lumière une activité de recherche et développement dynamique. Dix dossiers de produits sont actuellement en cours d’évaluation, principalement à base de micro-organismes, avec des applications ciblant le maraîchage, la vigne ou encore l’arboriculture.
À plus long terme, 15 nouveaux dossiers pourraient être déposés d’ici à 2030, couvrant un large éventail de cultures et de bioagresseurs, du mildiou aux ravageurs comme les pucerons ou les doryphores.
Enfin, neuf nouvelles substances actives sont envisagées, majoritairement d’origine naturelle. Elles visent à renforcer l’offre de solutions dans plusieurs filières, notamment la vigne, le maraîchage et les grandes cultures.
Ces éléments confirment la structuration progressive du secteur et son potentiel de développement dans les années à venir.