Agroécologie

Nappes d’eau souterraine : l’hiver relance les réserves nationales


Au 15 février 2026, les nappes phréatiques françaises affichent une nette progression grâce aux pluies hivernales. Si certaines nappes profondes restent stables, les nappes réactives atteignent des niveaux très hauts, soutenant l’eau potable et l’agriculture, selon le BRGM.

Nappes d’eau souterraine : l’hiver relance les réserves nationales
Nappes d’eau souterraine : l’hiver relance les réserves nationales

Des disparités régionales marquées

Au 15 février 2026, les nappes phréatiques françaises affichent une reprise générale après un hiver marqué par des précipitations soutenues, selon le BRGM. Les observations montrent que 77  % des points présentent des niveaux en hausse, et 47  % des nappes sont au-dessus des normales saisonnières. Cette tendance traduit une recharge hivernale active, bénéfique pour les réserves en eau potable et pour l’agriculture.

Certaines nappes, dites «  inertielles  », comme celles du Bassin parisien ou de l’est de l’Artois, réagissent lentement aux pluies et restent encore stables ou légèrement basses. À l’inverse, les nappes réactives ont rapidement atteint des niveaux haut à très haut, notamment dans le sud‑est, en Corse, ainsi que dans l’ouest et le sud du Massif armoricain.

Des sols saturés, mais une recharge lente

Les crues observées en février ne sont pas majoritairement dues à la remontée des nappes profondes, qui restent en général proches ou sous les normales. Elles s’expliquent surtout par la saturation des sols en surface, favorisant le ruissellement rapide vers les cours d’eau. Cependant, certaines nappes réactives déjà hautes fin janvier ont pu contribuer localement aux excès d’eau, notamment dans le sud‑ouest et le Massif central.

Le BRGM souligne que les nappes réactives continueront à bénéficier des pluies du printemps, ce qui devrait maintenir des niveaux confortables jusqu’à l’été. Les nappes inertielles, elles, répondent lentement aux précipitations et devraient rester stables, limitant le risque de remontée rapide des eaux profondes.

Des épisodes de recharge s’observent sur l’ensemble des nappes réactives, d’après le BRGM - © BRGM
Des épisodes de recharge s’observent sur l’ensemble des nappes réactives, d’après le BRGM - © BRGM

Cette dynamique est un signal encourageant pour la gestion de l’eau en agriculture et pour les ressources en eau potable, après plusieurs années de déficits hydriques dans certaines régions.