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Afyren et Terrial misent sur une potasse française issue de la fermentation


Le contrat renouvelé entre Afyren et Terrial pourrait couvrir près du quart des besoins français en sulfate de potasse lorsque l’usine fonctionnera à pleine capacité. La production de Forti K+, issu d’un coproduit de fermentation, reste toutefois en phase de démarrage.

Betteraves sucrières : Afyren valorise leurs dérivés dans son procédé de fermentation. - © Getty Images
Betteraves sucrières : Afyren valorise leurs dérivés dans son procédé de fermentation. - © Getty Images

Une montée en puissance industrielle encore en cours

Partenaires depuis 2021, Afyren et Terrial ont signé un nouveau contrat pluriannuel le 29 septembre 2026. Terrial dispose de l’exclusivité de commercialisation de Forti K+ en France.

« Nous sommes encore en phase de démarrage mais le procédé est maîtrisé, les améliorations techniques continues vont permettre de poursuivre la montée en puissance et garantir la régularité des volumes », explique Ollivier Péan, directeur général de Terrial. L’entreprise évoque à terme plusieurs dizaines de milliers de tonnes, suffisamment pour couvrir 20 % des besoins nationaux. La première phase du partenariat est jugée « très positive », tant pour la production que pour les perspectives de développement.

Forti K+ est obtenu à partir d’un coproduit de fermentation, notamment issu de dérivés organiques de betterave sucrière. « La matière récupérée est riche en potasse et en soufre », précise Ollivier Péan. Elle est ensuite stabilisée, séchée et compactée. Terrial indique que les premiers retours sur le format et l’épandage sont « très positifs ».

Terrial a comparé le produit à des références du marché, avec des apports équivalents en potassium et en soufre. « Les premiers essais se sont révélés prometteurs », estime Charles Prévost, directeur marketing, qui cite des résultats positifs en blé, pomme de terre, vigne et maraichage, notamment sur le rendement, la qualité de la récolte ou la teneurs en protéines. Ils s’expliquent, selon Terrial, par la solubilité du potassium et sa cinétique d’absorption rapide par les plantes.

Cette production française ne vise pas à remplacer les importations. « Il y aura toujours des importations venant d’autres pays producteurs de sulfate de potassium, mais cette production permet de disposer d’un produit sur le territoire français », souligne le directeur général. Terrial vise un prix dans les niveaux du marché.