Nappes d’eau souterraine : 68 % des niveaux sous les normales au 15 octobre
Au 15 octobre 2026, 68 % des points de suivi des nappes d’eau souterraine de France hexagonale affichent un niveau inférieur aux normales mensuelles et 74 % sont en baisse. La situation globale s’est stabilisée depuis le 1er octobre, selon le dernier bulletin du BRGM. Seuls 14 % des niveaux sont au-dessus des normales.
La vidange se poursuit dans la majorité des nappes
La vidange concerne encore la grande majorité des nappes, prolongeant l’étiage. Les sols restent secs et les pluies localisées de fin septembre, souvent orageuses, n’ont pas suffisamment alimenté les territoires en difficulté du Massif central et du Grand Est. Le recul des prélèvements, lié à la baisse de la demande, a toutefois permis une remontée locale des niveaux.
Les nappes réactives restent majoritairement orientées à la baisse. Des améliorations sont néanmoins observées dans la plaine nord d’Alsace, les nappes de socle des Cévennes et de la Montagne noire, ainsi qu’en Sologne, dans le Sancerrois et les Corbières. À l’inverse, les niveaux restent très bas dans le socle du Limousin, du Morvan, du Livradois, du Forez et du Vivarais, ainsi que dans les calcaires du Jura. Le BRGM juge la situation bonne de la frontière espagnole à la vallée du Rhône, mais préoccupante du Limousin au Grand Est et du socle de la Bretagne au Cotentin et à la Mayenne.
59 départements au niveau de crise sur VigiEau
La carte VigiEau, fondée sur les arrêtés publiés avant le 27 octobre, indique le niveau de crise dans 59 départements, l’alerte renforcée dans 24, l’alerte dans cinq et la vigilance dans six. Les données sont indisponibles pour sept départements. Ces restrictions d’usage dépendent des arrêtés locaux et ne décrivent pas directement l’état des nappes.
Le BRGM souligne que l’évolution des nappes dépendra de pluies suffisamment abondantes et régulières pour alimenter la recharge. Pour les nappes inertielles, des précipitations trop faibles profiteraient d’abord aux besoins des plantes. Pour les nappes réactives, les perspectives sont plus favorables de la frontière espagnole à la vallée du Rhône, ailleurs, le maintien des niveaux reste incertain.