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Pulvérisation ciblée : l’ARA d’Ecorobotix reconnaît les plantes par intelligence artificielle


Équipé de caméras, le pulvérisateur ARA d’Ecorobotix analyse les plantes pour déclencher ses buses au passage des adventices. Il peut aussi cibler la culture, notamment pour une application foliaire. La précision dépend toutefois des algorithmes disponibles et des conditions rencontrées au champ.

Le pulvérisateur ARA d’Ecorobotix cible les plantes à traiter grâce à des caméras et à l’IA. - © Ecorobotix
Le pulvérisateur ARA d’Ecorobotix cible les plantes à traiter grâce à des caméras et à l’IA. - © Ecorobotix

Des buses activées selon les plantes détectées

L’ARA est un pulvérisateur tracté. Ses caméras prennent des images de la parcelle, que l’ordinateur embarqué analyse pour distinguer la culture des adventices. Les buses s’ouvrent ensuite au passage des zones ciblées. Selon le réglage choisi, la machine peut traiter les adventices, préserver une zone autour de la culture ou pulvériser directement sur celle-ci, par exemple pour une fertilisation foliaire.

Pauline Anne, responsable de l’équipe agronomie d’Ecorobotix, participe à la mise au point des algorithmes en testant la machine dans des conditions réelles et en transmettant les retours aux ingénieurs. « Ce que la machine est capable de faire va être dépendant des images d’entraînement. Ce que la machine n’a jamais vu, elle ne peut pas l’inventer », a-t-elle expliqué lors de la présentation.

La version de six mètres est annoncée à 155 000 euros en France. Selon Aurélien Garnier, responsable commercial pour la France et la Belgique, elle travaille à une vitesse optimale de 7,2 km/h et permet un débit de trois à quatre hectares par heure, en fonction du parcellaire.

Des algorithmes ajustés grâce aux retours du terrain

La reconnaissance dépend des espèces ciblées et des situations rencontrées lors de l’entraînement des modèles. Pauline Anne cite le cas des oignons d’hiver : en 2025, les camomilles étaient « soit très bien reconnues, soit partiellement reconnues ou soit pas du tout reconnues ». L’algorithme oignon a depuis été amélioré pour 2026 afin de mieux les détecter. Ecorobotix fait évoluer ses logiciels à partir des retours des utilisateurs : « Si on n’a pas de retour terrain, on ne peut pas s’améliorer. »

La supervision reste nécessaire. L’utilisateur peut contrôler les détections sur la tablette, mais le système ne signale pas automatiquement une reconnaissance erronée ou une buse bouchée. « Malheureusement, aujourd’hui, on n’a pas de système qui permet de vous alerter qu’une buse a été bouchée », a précisé Pauline Anne. Le contrôle des buses et des réglages avant le chantier reste donc important.

La conférence de présentation d’Ecorobotix est en ligne sur Youtube : https://www.youtube.com/live/2c3T82vLZXE