ADAMA : désherbage des céréales à paille, miser sur une stratégie pour préserver rendement et qualité
Le désherbage des céréales à paille est bien plus qu’une simple étape culturale : c’est un levier stratégique qui garantit la compétitivité des exploitations. Face à des adventices de plus en plus résistantes, un climat en évolution et une réglementation exigeante, les solutions sont de moins en moins nombreuses. ADAMA propose une approche globale : une stratégie qui combine anticipation et diversité des leviers, pour un désherbage à la fois efficace et durable.
Le désherbage des céréales se joue dès l’automne
1. Préserver le rendement et la qualité des récoltes
Les infestations de ray-grass ou de vulpin peuvent provoquer jusqu’à 30 % de pertes de rendement (source : Arvalis). Très concurrentielles, ces adventices limitent l’accès des céréales à l’eau, à la lumière et à l’azote. Elles augmentent aussi le risque d’ergot, un champignon pouvant dégrader la qualité des récoltes et rendre certains lots impropres à la collecte.
2. Gérer les résistances et s’adapter à la réglementation
La progression des graminées résistantes réduit l’efficacité des herbicides, tandis que l’évolution de la réglementation restreint l’accès à certaines molécules. Dans ce contexte, diversifier les leviers de désherbage devient indispensable pour préserver un contrôle efficace.
3. Anticiper les impacts du changement climatique
Avec des adventices qui poussent plus tôt et plus vite, les pratiques doivent évoluer. Désormais un désherbage réussi passe par une adaptation constante aux nouvelles dynamiques de croissance des mauvaises herbes.
Des leviers techniques et agronomiques à mobiliser
Avant l’implantation : préparer le terrain
- Travail du sol et faux-semis : Ces techniques permettent de faire lever un maximum d’adventices avant le semis, pour les détruire ensuite et réduire la pression dès le départ.
- Couverts végétaux : En occupant l’espace, ils limitent la prolifération des mauvaises herbes et améliorent la structure du sol.
À l’implantation : optimiser le semis
- Décalage de la date de semis : Semer plus tard peut donner un avantage à la culture face aux graminées automnales.
- Densité de semis : Un peuplement adapté permet à la céréale de mieux concurrencer les adventices dès les premiers stades. Ainsi, augmenter la densité de semis permet à la céréale de mieux concurrencer les adventices et en même temps d’anticiper des pertes de pieds engendrées par la phytotoxicité post désherbage provoqué par des conditions météo compliquées.
Rotation et choix variétal : des atouts sur le long terme
- Diversification des cultures : Alterner les espèces dans la rotation casse les cycles des adventices et réduit leur pression.
- Variétés tolérantes : Opter pour des variétés à bon tallage et tolérantes au chlortoluron pour construire un programme de désherbage diversifié et robuste.
Rappel réglementaire
Chlortoluron : Son utilisation est soumise à des restrictions strictes. Vérifiez systématiquement les doses homologuées et les conditions d’application pour une utilisation conforme.
La stratégie ADAMA : une approche intégrée pour un désherbage durable
Pour répondre à ces défis, ADAMA recommande une stratégie en 5 étapes :
1. Connaître sa flore adventice : Identifier précisément les espèces présentes pour adapter les interventions.
2. Privilégier les interventions automnales et en pré-levée : C’est le moment clé pour agir, avant que les adventices ne prennent le dessus (en savoir plus sur Arvalis).
3. Alterner les familles chimiques : Limiter les résistances en diversifiant les modes d’action.
4. Combiner les méthodes : Associer désherbage mécanique et chimique, en intervenant au bon moment (vidéo explicative Arvalis)
5. Utiliser des outils d’aide à la décision : Comme Herbi’Detect, pour un suivi précis et des interventions ciblées.
Un outil visuel synthétise ces préconisations, il est accessible en ligne (cliquez ici). Pour en savoir plus sur la gamme de produits ADAMA, contactez leurs équipes.