Agrotendances

Pourquoi Bio3G combine deux biostimulants au sein de Symbio’rhiz


Face aux aléas climatiques et à la recherche d’une meilleure valorisation des intrants, Bio3G lance Symbio’rhiz. Cette nouvelle solution associe deux biostimulants aux modes d’action complémentaires afin de favoriser les interactions entre les micro-organismes du sol et les racines. L’entreprise y voit un levier supplémentaire pour améliorer l’utilisation des ressources hydriques et minérales par les cultures, sans pour autant se substituer aux autres pratiques agronomiques.

Pourquoi Bio3G combine deux biostimulants au sein de Symbio’rhiz
Pourquoi Bio3G combine deux biostimulants au sein de Symbio’rhiz

Un contexte favorable aux solutions d’optimisation

Face aux contraintes climatiques, à la volatilité du coût des intrants et aux difficultés croissantes d’accès à certaines ressources, les entreprises du secteur des biostimulants poursuivent leurs développements. C’est dans ce contexte que Bio3G lance Symbio’rhiz, une solution associant deux biostimulants déjà homologués : Rhizeos et Bactomycor.

Selon Maxime Chevry, responsable agronomique de l’entreprise, ce lancement s’inscrit dans la logique d’une meilleure efficience d’utilisation des ressources nutritives par la culture. « Depuis plusieurs années, nous travaillons sur l’optimisation des intrants. Les agriculteurs sont confrontés à des enjeux liés au climat, à l’accès à l’eau, mais aussi à la fertilisation. »

Miser sur la rhizosphère

L’originalité de Symbio’rhiz repose sur l’association de deux types de biostimulants. D’un côté, Rhizeos agit sur la stimulation de l’activité biologique de la rhizosphère sans apport de micro-organismes. De l’autre, Bactomycor apporte des micro-organismes sélectionnés pour leurs effets sur la plante et le sol.

Pour Bio3G, l’intérêt est de combiner ces deux approches afin de favoriser l’installation et l’activité des organismes introduits. « Les biostimulants microbiens sont parfois dépendants de leur capacité à s’adapter au sol et aux conditions d’application. L’objectif est de les placer dans un environnement favorable à leur activité et à leurs interactions avec la plante », explique Maxime Chevry.

Des effets recherchés dès l’implantation

Les observations réalisées par l’entreprise montrent des effets sur différentes cultures. Sur les cultures annuelles, les bénéfices sont principalement recherchés lors de l’implantation, avec des impacts observés sur les levées et la régularité des peuplements.

Dans les cultures pérennes, les attentes concernent davantage le développement du système racinaire et la capacité des plantes à explorer le sol. Cette meilleure prospection est présentée comme un levier de sécurisation de l’accès à l’eau et aux éléments nutritifs.

Si les performances des deux biostimulants pris séparément reposent sur plusieurs années de références, les travaux concernant leur association sont plus récents. L’entreprise indique disposer de premiers résultats et poursuit actuellement les expérimentations pour consolider les références acquises.

Bio3G poursuit ses essais afin d’évaluer l’impact de l’association de deux biostimulants sur le développement des cultures. - © Bio3G
Bio3G poursuit ses essais afin d’évaluer l’impact de l’association de deux biostimulants sur le développement des cultures. - © Bio3G

Un levier d’efficience avant tout

Bio3G ne présente pas Symbio’rhiz comme un outil destiné à réduire systématiquement les apports de fertilisants. L’entreprise le positionne d’abord comme un moyen d’améliorer leur valorisation par la culture.

« Nous sommes avant tout sur une logique d’efficience des intrants », souligne Maxime Chevry. Le produit peut accompagner des exploitations confrontées à des contraintes économiques ou à une réduction de leurs apports, mais sans objectif affiché de baisse systématique de la fertilisation.

Au-delà de ce lancement, Bio3G estime que les biostimulants occuperont une place croissante dans les itinéraires techniques. Un développement qui passera toutefois, selon l’entreprise, par davantage de pédagogie afin de mieux définir le rôle de ces solutions, présentées comme des outils complémentaires plutôt que comme des réponses universelles aux défis agronomiques.