Agroécologie

France 2030 : jusqu’à 2 M€ pour favoriser l’adoption des biosolutions


Le Grand Défi Biocontrôle et Biostimulation (BCBS) franchit une nouvelle étape. L’Association biocontrôle et biostimulation pour l'agroécologie (Abba) lance un appel à projets destiné à accélérer le déploiement des biosolutions en agriculture. Doté d’une enveloppe de 19 millions d’euros dans le cadre de France 2030, l’appel à projets vise à soutenir des projets collaboratifs capables d’accélérer le déploiement du biocontrôle et de la biostimulation. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 16 octobre 2026.

France 2030 : jusqu’à 2 M€ pour favoriser l’adoption des biosolutions
France 2030 : jusqu’à 2 M€ pour favoriser l’adoption des biosolutions

Deux catégories de projets pour accélérer le passage à l’échelle

Après une première phase consacrée à la structuration de l’écosystème du Grand Défi Biocontrôle et Biostimulation (BCBS), l’initiative entre dans une nouvelle étape. L’objectif n’est plus seulement de soutenir l’innovation, mais de favoriser l’utilisation des biosolutions sur le terrain en levant les freins à leur déploiement.

Lancé dans le cadre de France 2030, l’appel à projets s’adresse à des consortiums réunissant entreprises, organismes de recherche et acteurs du développement agricole. Les candidats devront proposer des solutions concrètes pour faciliter l’adoption du biocontrôle et de la biostimulation dans les exploitations.

Deux catégories de projets sont éligibles. La première vise la création d’activités nouvelles autour des biosolutions. Il pourra s’agir, par exemple, de nouveaux services, d’outils ou de modèles économiques destinés à accompagner leur diffusion. Les projets devront représenter un budget minimal de 1,2 million d’euros et pourront bénéficier d’une aide allant jusqu’à 1 million d’euros.

La seconde catégorie concerne la démultiplication d’usages existants. Elle a pour objectif d’accompagner le changement d’échelle de solutions déjà éprouvées afin de favoriser leur déploiement dans davantage de filières ou de territoires. Ces projets devront présenter un budget d’au moins 1,5 million d’euros et pourront être financés jusqu’à 2 millions d’euros.

Des consortiums associant recherche et terrain

Chaque candidature devra être portée par un consortium réunissant au minimum une entreprise chef de file, un partenaire scientifique et d’autres acteurs complémentaires, comme des instituts techniques, des coopératives, des organismes de développement ou des distributeurs. L’objectif est de réunir les compétences scientifiques, techniques et économiques nécessaires pour accompagner le développement des biosolutions.

Au-delà du soutien financier, les lauréats pourront s’appuyer sur les plateformes d’expérimentation, les expertises et les services mutualisés développés dans le cadre du Grand Défi. Ces ressources doivent faciliter l’évaluation des solutions, le partage des connaissances et leur transfert vers le terrain.

Un appel tourné vers le déploiement

Contrairement aux dispositifs qui financent principalement la recherche et le développement, cet appel cible les étapes qui précèdent la généralisation des biosolutions. Les projets pourront ainsi porter sur l’organisation des filières, la démonstration des performances en conditions réelles, la coordination entre les différents acteurs ou encore le développement de nouveaux modèles de diffusion.

Cette orientation traduit une évolution de la stratégie nationale. Alors que l’offre de produits de biocontrôle et de biostimulation continue de s’étoffer, leur adoption reste encore inégale selon les filières et les territoires. L’enjeu est désormais de créer les conditions permettant d’accélérer leur intégration dans les systèmes de production.

Les dossiers de candidature pourront être déposés jusqu’au 16 octobre 2026. À travers cet appel, le Grand Défi BCBS entend accompagner des projets collaboratifs capables de transformer des innovations déjà disponibles en solutions largement déployées sur le terrain.

Concepts clés et définitions : #Biosolutions , #Agroécologie