Protection des cultures : Nufarm étoffe son portefeuille biologique auprès de Cerience
En acquérant auprès de Cerience une technologie biofongicide issue de pépins de raisin, Nufarm accélère le développement de son portefeuille de biosolutions. Déjà approuvée comme substance de base dans l’Union européenne, celle-ci sera d’abord lancée sur le marché viticole français avant un déploiement plus large en Europe.
Une acquisition pour raccourcir le délai d’accès au marché
Nufarm poursuit le développement de son portefeuille de biosolutions en acquérant auprès de Cerience une technologie biofongicide fondée sur des extraits de pépins de raisin. Déjà approuvée comme substance de base dans l’Union européenne et testée pendant cinq ans en France, celle-ci doit être lancée en priorité sur le marché viticole français avant un déploiement dans d’autres pays européens.
Nufarm a annoncé, le 21/07/2026, l’acquisition auprès de Cerience, filiale du groupe Terrena, d’une technologie d’extraction de composés issus de pépins de raisin. L’opération doit permettre à l’entreprise australienne de renforcer son portefeuille de solutions biologiques de protection des cultures.
La technologie repose sur un extrait contenant plus de 75 % d’anthocyanidines et présentant une activité biofongicide. Elle a été développée pendant plus de dix ans dans le cadre d’un partenariat entre Cerience et Indena, entreprise italienne spécialisée dans l’extraction végétale. Son procédé de fabrication s’appuie sur un brevet européen détenu par Indena.
L’extrait de pépins de raisin a été approuvé comme substance de base dans l’Union européenne par un règlement du 21/01/2025. Cette reconnaissance concerne des usages fongicides sur la vigne, le pommier, la pomme de terre et la laitue. La substance a également été inscrite, en mars 2026, à l’annexe IV du règlement européen sur les limites maximales de résidus, ce qui signifie qu’aucune LMR n’est requise pour les usages autorisés.
La France comme premier marché
Avec cette acquisition, Nufarm récupère une technologie ayant déjà franchi plusieurs étapes réglementaires et agronomiques. Le groupe indique que cinq années d’essais ont été conduites en France et prévoit un lancement lors de la prochaine saison. Le marché viticole français doit constituer la première cible avant une extension à d’autres cultures et à d’autres pays européens.
Cette opération permet ainsi à Nufarm de raccourcir le délai séparant l’acquisition d’une innovation de sa mise sur le marché. La nouvelle solution doit compléter ses produits à base de cuivre et ses fongicides systémiques, dans les agricultures conventionnelle comme biologique. Elle cible notamment le mildiou de la vigne, le mildiou de la pomme de terre et les maladies provoquées par les champignons du genre Venturia, dont la tavelure du pommier.
Selon Nufarm, son mode d’action associe protection des membranes, inhibition du développement du mycélium et action sur les spores. L’entreprise entend positionner la technologie dans des programmes de protection intégrée, en complément des solutions existantes.
Au-delà du lancement français, l’opération s’inscrit dans la volonté de Nufarm d’élargir sa plateforme de produits biologiques. Le groupe prévoit de s’appuyer sur Indena pour sécuriser la qualité et l’homogénéité des extraits, mais également pour accéder à d’autres innovations d’origine végétale.